Archive for September, 2007

4/5

September 29th, 2007 | Category: Vie

Eliott et LouYoupi. J’ai pu obtenir un 4/5 (congé parental). Je vais pouvoir profiter en peu plus de mes kids le mercredi.

De nos jours, cela devient difficile d’allier vie professionnelle et vie familiale. C’est toujours la course. La course pour aller amener les enfants et ne pas arriver en retard. La course pour aller les chercher avant 18h00. Et ensuite le bain, le repas, les devoirs et un minimum de communication pour garder un contact, important pour son (notre) équilibre. En prenant 2 secondes de recul, je m’aperçois que Eliott a des horaires plus important que nous.

Pour les familles où les parents travaillent tous les deux, ils bien sur rare de pouvoir se libérer à 15h00 pour aller le chercher à 16h00. Heure de fin de l’école.

A l’école à 8h25, et il finit vers 17h45. Presque 9 heures dans le bruit scolaire. Et à la fin de la semaine, il est crevé. De mauvaise humeur du à cette accumulation de fatigue. Vraiment rien n’est fait pour favoriser la vie de nos petits.

Une des pires choses sont ces longues vacances d’été. Deux longs mois. La plupart du temps, on peut prendre que 2 semaines de vacances. Le reste du temps, ceux sont des stages ou des journées chez les copains. Mais toujours cette même course.

Si on pouvait équilibré, par exemple, faire des journées plus courtes. Commencer l’école vers 9h30 plutôt que 8h30. Et en même trouver des compromis avec le monde de l’entreprise pour parfaire ce manque de temps. Et ainsi octroyer plus de moments à nos chers bouts de chou.

De ce temps en leur compagnie, nos têtes blondes auront tout le temps nécessaire pour grandir et ainsi devenir des adultes plus équilibré. C’est un pari sur l’avenir. Car des enfants trop stresser seront plus tard des adultes névrosés. Des adultes incapables eux-mêmes de se prendre en charge.

En pensant à cela, je m’estime vraiment heureux de pouvoir avoir ce 4/5. Même si financièrement, cela va être plus dur. Je préfère cette situation.

Elle sera plus profitable pour tout le monde. Mes enfants. Ma compagne et bien sur moi-même.

Youpi.

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Machine Head - Down to none (1997)

September 28th, 2007 | Category: Musique

Machine Head - Down to none
Une tuerie dans son genre. le morceau de métal parfait.
On commence par une introduction glauque.
Ensuite on fait monté la pression d’un cran en présentant le riff principal dans un mode calme.
Et enfin, on crache la purée (si je peux me permettre).

Le matin dans la voiture, c’est un défouloir. Un moyen pour calmer mes pulsions. D’éviter d’emboutir le gros con devant moi qui n’avance pas. D’éviter de lui arracher ses boyaux avec mes dents. D’éviter d’écraser cette vieille sur la route qui met 3 heures pour traverser la rue (et même pas sur les passages piétons). D’éviter de foncer dans la grille de l’école d’Eliott, car comme toutes bonnes écoles qui se respectent, il n’y a pas de place pour ce garer.

Arghhhhhhhhhhhhhh !!!

Jouissif.

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Sweet Smoke - Just a poke (1970)

September 28th, 2007 | Category: Musique

Sweet Smoke - Just a pokeAlors voici l’album pour tous les amateurs de volutes euphorisantes.

Il se compose uniquement de 2 chansons de à peu près 15 minutes.
Et c’est vraiment un chouette trip qu’ils nous proposent. Douces mélodies à la flûte, long solo de batterie avec écho hallucinatoire, soli de guitares (elles sont deux) qui vous décollent les pieds de notre monde pour nous inviter à les rejoindre dans leurs nuages blancs et parfumés.

A écouter au casque allongé ou en faisant une activité artistique (j’ai encore quelques dessins influencés par Sweet Smoke, avec le recul c’est assez rigolo).

Album de chevet lors de mes années glandes à la fac.

En écoute, le premier morceau : Baby Night.

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Queens of the Stone Age - Avon(2002)

September 17th, 2007 | Category: Musique, Vidéo

Un morceau des QOTSA avec le terrible Dave Grohl à la Batterie.
Rien à ajouter à cette prestation.
(prestation à Glastonbury en 2002).

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Pierre Desproges

September 13th, 2007 | Category: Ecrivains

Pierre DesprogesHommage à Pierre Desproges. Le seul comique français qui me faisait (fait) vraiment rire. Un rire profond et salutaire.

Pourtant j’essaye les nouveaux comiques: Les Jamel 2 bouses (je sais facile), les Gad, les Bigard, les Erik et Ramsi, etc.
Au plus ils me font sourire. Ou bien rire, mais un rire pas vraiment franc. Juste un petit rire.

Ils essayent un peu d’être subversifs pour un peu nous réveiller. Mais ça ne va jamais vraiment loin. Ca reste du tout petit subversif admis par tout le monde (ce qui n’est plus subversif par définition).

Et surtout c’est franchement mal écrit. Et pour pallier ce manque de talent d’écriture, on les voit commencer à gesticuler dans tous les sens, pour nous faire oublier le manque de profondeur de leurs spectacles.

Non pas que un comique doit être un haut philosophe, mais un minimum est utile.

Effectivement, Desproges est aussi tombé dans le comique facile. Mais il pouvait se le permettre. Il avait la stature pour pouvoir,de temps en temps, faire quelques sketchs faibles. Et il le savait en plus le bougre!!

Autre chose qui m’horripile avec les nouveaux pas-comiques, c’est leurs engagements.
Houlà. Ils se sentent ‘le devoir’ du à leur statut de personnage publique, de commencer et de tenter d’exprimer une opinion sur les disfonctionnements sociétaux. De nous infliger leur fausse humanité calculée. Et si demain, on apprenait que, par exemple, tuer son prochaine est moral et cool, qui vont être les premiers à revendiquer cela et à fustiger ceux qui sont contres ??

Pauvres petits hommes.
(Cela marche aussi pour les autres branches du spectacle, je dois le préciser).

C’est en cela ou Desproges force mon respect. Il ne sait jamais rabaisser à tomber dans ce que voulais le public ou l’opinion. Il ne sait jamais fourvoyer. Il est resté intègre avec lui-même et son entourage.

De temps en temps, il dépassait l’ultime limite admise par la majorité des gens, mais tel un vieil arbre il restait sur ses positions.

Je ne peux m’empêcher de publier ce texte sur le football, très utilise lorsqu’on nous abruti à longueur de journée avec ce sport :

A mort le foot!
Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football. Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?

Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ca ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.

Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.

Pfff … il y a une semaine mon garçon m’a demandé si il pouvait faire du foot.

Pouf.Pouf.

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