Voila le genre de film qui me plait bien.
Nacho Libre a juste la prétention de nous divertir. Rien de plus.
De cette humilité, il en ressort un grand film.
Parce que sur le papier, l’histoire d’une gosse obèse rêvant de faire du catch au fin fond du Mexique n’était pas la plus excitante. Mais le traitement cinématographique et le jeu des acteurs (génialissime Jack Black et étonnant Héctor Jiménez) fait que la sauce prend.
Les couleurs chaudes et criardes donnent le sourire.
Malgré quelques lourdeurs, l’humour est omniprésent.
On sort de ce film avec une bonne humeur à toute épreuve.
Et avec le temps, les images et la musique restent gravées dans le cerveau.
Et pour longtemps.
En Ecoute : Religious Man qui donne un bon aperçu de l’ambiance du film.

Hier j’ai revu ce superbe film de Melville à la télévision. C’est vraiment étonnant comment Melville orchestre l’ensemble d’une main de maitre.
Tout est pensé, calibré pour donné une impression de précision ultime et de fluidité dans le déroulement.
Les protagonistes du vol et le commissaire sont impeccables. Impeccable, pas dans leur moralité, mais dans leur façon d’être. Leurs actions sont précises et pures. La moindre petite hésitation dans l’action est fatale. Seuls les faibles restent sur le bord de la route. Cette impression est au summum quand, pendant 25 minutes, on assiste au casse de la bijouterie. 25 minutes sans dialogue, 25 minutes d’exactitude. Un régal.
A coté de cette maitrise cinématographie, les acteurs sont merveilleux. On ressent leur monde rien qu’au regard de chacun d’eux.

J’ai revu en famille récemment ce petit pop-corn movie de Joe Dante. Cela faisait au moins une dizaine d’années.
Le souvenir que j’en ai est principalement l’atmosphère chaleureuse de noël détruite par ces ignobles petits monstres que sont les Gremlins.
Mais avec le recul et la sagesse due à mon âge (!), ce film est et reste une petite merveille. Une merveille pour le fait de transcender les clichés : Les personnages qui sont stéréotypé jusqu’à l’écœurement(le papa inventeur, gaffeur et la main sur le cœur, la bonne mère faiseuse de cookie et dépressive, le fils timide et un peu lopette mais qui va se surpasser, sa petite amie serveuse de bar, un peu looser mais top quand même, un redneck contre les voitures japonaise, etc.), le noël typique américain plein de pathos, le vieux chinois avec sa petite bête exotique etc.
C’est cette façon de traiter avec ironie ces clichés qui donne au film ce petit quelque chose subversive et jouissive.
Le film est aussi fluide dans sa narration et les enchainements de moments d’actions et de moments d’émotions passent sans aucun temps mort.
Bien sur, les effets spéciaux restent, même après 23 ans, valables.
Les 3 régles :
Que du bonheuuuuur!
J’ai découvert Terrence Malick avec ce film. Et quelle claque !!!
C’est effectivement un film de guerre, mais il dépasse totalement ce simple cadre pour se plonger dans le spirituel le plus profond.
Malick met dos à dos l’horreur des combats avec la grandeur de la Nature.
De ce choc, l’Homme prit entre ces deux forces ne peut que transcender cet état. Certains s’enfoncent, d’autres s’élèvent pour arriver à un état de « SOI » le plus simple.
Je le conseille vivement pour une méditation cinématographique.
Ô gloire … Ô beauté divine …
Enfin un dessin animée sans méchant et sans une moralité “écrasante”.
Une vraie ode à la nature et à l’enfance. Ce que j’ai vraiment apprécié, étant un père modéle, c’est la façon de dépeindre la mentalité des enfants et leur façon d’appréhender le monde extérieur comme intérieur. Ils se fabriquent un petit univers qu’eux seuls connaissent. Un autre enfant peut entrer dans cet univers et s’y amuser sans le juger … sans le décrire. Ils sont dedans. Point. Pas de comparaison.
De ce fait, je ne peux que vous encourager à aller l’acheter (ou le télécharger, vivons notre époque) et ainsi que les autres de films de Hayao Miyazaki :
(liste de Wikipédia)